
PIERRE et ANDRÉ
BERGERON
Quand les patronymes se
sont formés, celui désigné de faire paître les agneaux, les
brebis et les moutons, le nom de Berger lui est donné. Les plus
jeunes ont reçu le patronyme de Bergeron, c'est-à-dire, petit
berger.
Les premiers Bergeron à franchir l'Atlantique sont Pierre et son fils André, vers 1665. Au recensement de 1666, ils vivent dans la haute ville de Québec, chez le colon et marchand Eustache Lambert.
Pierre Bergeron s'est marié vers 1641, à St-Saturnin des Bois, du canton Rochefort de La Rochelle, anciennement en Aunis, aujourd'hui dans le département de la Charente-Maritime. Sa femme, Catherine Marchand n'est pas venue en Nouvelle-France, sûrement décédée en 1665, ou avant. Pierre dit avoir 60 ans au recensement de 1666 et l'année suivante 78 ans, il est décédé avant celui de 1681.
André Bergeron, le fils est né et baptisé le 2 février 1642, à St-Saturnin des Bois. Il avait un jumeau nommé Étienne. André n'est pas scolarisé et ne sait pas signer. Il est arrivé comme engagé domestique. En 1670, il décide de se lancer dans l'exploitation de la ferme de Marie Laurence, épouse d'Eustache Lambert, située à un endroit appelé aujourd'hui Saint-Romuald. Puis, en 1672, il obtient une autre concession, cette fois dans la seigneurie de Lauzon, aujourd'hui Saint-Nicolas.
Le dimanche 9 juillet 1673, à St-Nicolas, André Bergeron épouse une jeune voisine, Marguerite Demers, née le 21 octobre 1659, à Notre-Dame de Montréal. Elle est la fille de l'ancêtre Jean Demers, originaire de St-Jacques à Dieppe, en Normandie et de Jeanne Voidy de Saint-Germain-du-Val, en Anjou.
Au recensement de 1681, André Bergeron et Marguerite Demers vivent près de la rivière Chaudière, à St-Nicolas. Ils possèdent 6 arpents de terre en culture, deux vaches et un fusil.
Entre 1675 et 1701, la bergerie met au monde douze Bergeron, dont deux filles nous concernent spécifiquement.
La première, Marguerite Bergeron, née le 6 et baptisée le 18 janvier 1687, à Lauzon. Elle devient l'épouse en 1707, de François Fréchette, né en 1682, fils de l'ancêtre François Fréchette et d'Anne Lereau.
La deuxième, Marie-Louise Bergeron, est née le 30 juin et est baptisée le 10 juillet 1701, à St-Nicolas. En 1719, elle épouse Jean-François Dupont, fils de l'ancêtre Guillaume Dupont et de Françoise Métayer.
L'ancêtre André Bergeron décède le dimanche 21 février 1712 et est inhumé le jour même, à St-Nicolas de Lévis. Huit années plus tard, soit le 4 août 1720, Marguerite Demers rédige son testament et, après cette date, il n'est plus question d'elle, dans les mémoires écrites retrouvées.
Robert Rochon